En général, je trouve les trucs posthume assez glauque. Que ce soit une exposition, un film (ex: This Is It) ou un album, je ne sais jamais si je suis contente ou pas de profiter de ce "nouveau matériel" alors que je sais que l'artiste ne pourra jamais, lui même, en profiter. Vous voyez ce côté un peu égoïste de la chose? Le seul pour qui je fais exception, c'est mon homme en noir, le très excellent Johnny Cash.
Je vous met en contexte : Rick Rubin, réalisateur des albums les plus populaire de la dernière décennie, avait décidé, en 1994 (et jusqu'à l'avant-veille de la mort de Johnny Cash, en 2003), de lui remettre un micro devant le nez et un casque d'écoute dernier cris sur les oreilles afin de lui faire enregistrer, presque exclusivement, des reprises des classiques du folk et du country américain ; des chansons qui auraient influencé l'oeuvre de Cash ou, à l'inverse, des artistes contemporains influencés par ce monument américain (je pense ici à Trent Reznor et sa chanson Hurt, dont la reprise connu un succès fulgurant).

Ainsi commença la saga des American Recordings de Johnny Cash, une collection de compilations de reprises qui a, à l'époque, relancé sa carrière, et qui se chiffre maintenant à un total final de 6 albums. La raison pour laquelle je vous en parle, c'est que le petit dernier American VI : Ain't No Grave, vient de paraître sur les tablettes des disquaires, le 26 février dernier, avec bien sûr, un "single" pour en faire la promotion. Quoique le titre soit résolument glauque (en plus d'être mort, il nous parle de son cimetière), j'ai quand même tendu l'oreille et j'ai bien aimé la chanson "Ain't No Grave". Rien de bien différent, si on compare aux derniers American Recordings, puisque toutes ces chansons ont été enregistrées dans la même période. Ce n'est que marketing maintenant, pour Rubin et les détenteurs des droits d'auteurs de Johnny Cash de laisser tomber sur le marché au compte-goutte ces petits trésors musicaux sur lesquels aucun fan de Johnny Cash ne peut cracher.
Sur ce, je laisse le loisir aux admirateurs et aux curieux d'écouter la voix rauque et usée (mais jamais autant que celle de Dylan) de l'Homme en Noir!









Et je considère The Hives comme musique Septembrière de Blog.
